Attention le blog change d’adresse : qualite-relation.com

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Bonjour à chacun de vous,

Compte-tenu du succès de mon blog « Qualité Relationnelle », j’ai décidé de le rendre encore plus beau et plus efficace en créant une adresse plus personnelle : QUALITE-RELATION.COM

Dans les jours à venir, le site actuellement accessible sur www.qualiterelation.worpress.com sera redirigé vers http://qualite-relation.com

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A très vite sur http://qualite-relation.com !

Gaëlle Dupont

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Automatismes et liberté, osez grandir dans vos relations 

Je ne sais pas si vous avez remarqué comme dans toutes les relations des façons d’être, des mimiques, des attitudes spécifiques s’instaurent automatiquement dès les premiers échanges ?
C’est ce que l’on appelle un système relationnel
Pour les repérer c’est simple : observez comme dans certaines relations vous faites des « private joke « , quelles expressions particulières vous employez? Avez-vous des comportements spécifiques ? Quels sont les automatismes, les schémas que vous reproduisez sans cesse avec telle ou telle personne ?
Observez… sans juger… juste observez…
Vous les repérerez d’autant plus facilement que ce sont des choses que nous ne nommons pas… vous le faites automatiquement. Par exemple. Vous blottir contre votre partenaire avant de vous endormir. Demander à votre conjoint de faire quelque chose, et il va refuser ou jouer avec vos nerfs parce qu' »il vous connais ». Dans certaines situations, regarder votre enfant avec malice et rigoler parce que vous vous êtes compris au-delà des mots…. 
Prenez le temps d’observer toutes ces petites choses qui font que chacune de vos relations est spécifique et qu’elle porte en elle toute une histoire. Et c’est aussi ce qui leur donne de la valeur. 

Et à quoi servent ces automatismes ? 

automatismesTout simplement à gagner du temps, à faciliter des échanges,  des communications, à tisser de la complicité. .. si nous devions apprendre à nous comporter avec chaque personne de notre environnement comme si c’était la première fois à chaque fois, nous ne pourrions quasiment jamais avoir des moments de grande complicité, nous devrions répéter inlassablement de nombreuses choses, faire connaissance… 
Le système relationnel est là pour instaurer les modalités de la relation. Une relation de couple et une relation professionnelle ne fonctionne pas de la même manière. La relation que vous avez avec chacun de vos enfants est spécifique, même si vous avez le désir de transmettre « la même éducation », c’est toujours différent parce que les personnes sont différentes. 

Est-ce qu’un système relationnel se modifie ? 

automatismes_600Absolument. En réalité, cela change assez naturellement et plus ou moins facilement…. 
Souvenez-vous quand vous étiez un enfant et que vous deveniez adolescent… la relation avec vos parents a changé progressivement plus ou moins en douceur. Pourquoi ? Parce que vos besoins n’étaient plus les mêmes. Et il y a eu encore du changement lorsque vous êtes devenus adultes, que vous avez quitté le foyer familial, que vous avez été capable de subvenir vous-même à vos besoins…. On reste toujours l’enfant de ses parents, ce qui change ce sont les modalités de la relation. C’est inévitable et très normal ! 

Comment modifier volontairement les modalités d’une relation ? 

Nous avons vu que dès les premiers échanges entre deux personnes, un système relationnel commence à se mettre en place. Ce fonctionnement est adapté un temps, puis il peut arriver que certaines des modalités d’échange dans la relation deviennent obsolètes voir gênantes pour l’une des deux personnes. Cela se produit généralement parce que la personne a évolué, elle a appris des nouvelles choses, ses besoins ont changé, parce qu’elle ose enfin dire des choses qu’elle taisait avant, parce que l’équilibre famille bouge (naissance, décès…)…

Comment faire ?

Tout changement des modalités relationnelles implique une perturbation du système en place

Lorsque vous avez fait une construction en Lego, si elle ne vous convient plus, il est nécessaire de déconstruire des parties pour en reconstruire des nouvelles. Il en va de même pour les relations. La différence  – et une des difficultés principale – c’est que généralement il y a une personne qui souhaite changer et un autre qui est très heureux avec l’ancien système et qui n’a rien demandé ! 
Changer de système relationnel passe nécessairement par une phase de « crise » dans laquelle les automatismes sont déconstruits et cela est souvent perturbant pour la personne qui « subit » et demande une grande fermeté pour celui qui souhaite que cela change.

Comment faire pour que cela se passe au mieux ?

Apprendre à dire, se dire et tenir bon sur ce qui est important pour soi

automatismes_6002Avant même de changer les choses, la  meilleure solution est encore d’expliciter clairement à l’autre ce qui vous convient et ce qui vous gêne dans la relation. De lui faire des demandes claires sur ce que vous souhaitez désormais comme type d’échanges. 
Même si la personne est d’accord « sur le principe » de ces changements, se sera tout de même à vous de les faire appliquer et de bien tenir la barre pour déjouer les habitudes. Trouver le bon dosage entre une fermeté ferme et une fermeté qui s’adapte et facilite la transition. 
Gardez bien en mémoire que c’est vous qui provoquez ces changements et la personne en face de vous y résistera sûrement sans même sans rendre compte. .. Les habitudes obligent…. à vous de dire et faire pour que cela change. 
Il peut vous arriver de devoir être extrêmement ferme avec l’autre, c’est ok, tâchez de rester respectueux. Exemple : il est possible de fermer une porte au nez de l’autre tout en rappelant pourquoi vous le faites.
Tout changement de système provoque une crise, c’est normal !
La plupart des personnes qui vivent ces transitions décrivent une impression de flottement…. on ne veut plus faire comme avant et en même temps on ne sait pas encore complètement comment faire… et c’est en tâtonnant, en acceptant que cela finit par se faire. 
Il vous sera plus simple de maintenir votre cap si vous êtes bien au clair avec vous-même sur ce que vous voulez et pourquoi c’est important pour vous. En changeant de système relationnel, vous prenez également le risque que cela ne convienne plus à l’autre. D’où la nécessité de prendre le temps et d’en parler calmement afin d’installer progressivement les changements.

Comment gérer cette transition ?  

Proposer et installer un nouvel équilibre relationnel

automatismes_6004Il arrive fréquemment que des personnes souhaitent que la dynamique de certaines relations changent, sans qu’ils aient à faire trop d’effort… l’autre peut bien y mettre du sien, non ? 
Si vous voulez que ça change c’est à vous d’agir et à personne d’autre ! Si vous attendez que l’autre trouve les solutions à votre inconfort… je vous souhaite beaucoup de patience ! 
A vous donc de proposer des nouvelles modalités pour la relation. Inutile de vouloir tout changer d’un coup, pas à pas, habitudes par habitudes… ce sera plus facile à faire admettre à l’autre et cela le rassurera. Dire à une personne que vous souhaitez tout changer dans la relation, ça peut faire peur…. étape par étape, c’est sécurisant et plus digeste. 
Pour installer le changement, il vous sera nécessaire de faire des propositions, de vous affirmer sur ce qui est important pour vous, d’être à l’écoute de ce qui se passe pour l’autre et de l’impliquer. Progressivement, vous allez trouver les nouvelles modalités de votre relation. Et il sera toujours possible de continuer à les faire évoluer. 

Comment préparer des changements relationnels ? 

Communiquer et rester ouvert

automatismes_6003Lorsque vous pouvez prévoir les modifications dans les relations : arrivée d’un premier enfant pour un couple, décès prochain, arrivée d’un enfant dans une fratrie, remariage, départ d’un ami à l’étranger…. 
Quand vous savez que l’équilibre d’une relation va changer, vous pouvez l’anticiper et vous poser la question de ce que vous souhaiteriez idéalement. Puis en parler à l’autre et voir comment cela résonne chez lui. 
Se préparer à une transition, facilite grandement le changement de situation. 
Une fois que vous y êtes, gardez en tête que l’autre est comme vous… il fait de son mieux et parfois il ne sait pas très bien comment faire non plus. En restant attentif et ouvert à l’autre, vous faciliter l’installation d’un nouvel équilibre. 
Être déstabilisé est normal, accueillir et accepter ce qui se passe pour vous et pour l’autre ouvre le chemin. 
La clé de ce chemin est de choisir de vivre la vie que vous voulez. Prendre de soin de vous et de ce qui est important, tout en respectant l’autre et son cheminement… différent du vôtre. 
 

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5 (bonnes) raisons de se disputer

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Je ne sais pas si vous avez remarqué comme il est fréquent de constater que l’on se dispute souvent pour la même chose…. ?

En général, ce n’est pas très agréable, mais pour une raison plus ou moins mystérieuse on a tendance à recommencer… Hum… mystère…. ou pas !

Alors comment ça marche ?

Plusieurs mécanismes sont à l’origine de la majorité des conflits, des disputes… Tentons d’y voir plus clair.

1. On ne se comprend pas !

« Je t’ai demandé de préparer le diner, et là j’arrive, la table n’est pas mise, la vaisselle n’est pas faite, la cuisine est sale…. Je ne peux vraiment rien te demander ! »

«  Tu m’as demandé de faire le diner…. J’ai préparé une salade, un plat composé et je t’ai même fait ton dessert préféré pour te faire plaisir. La prochaine fois je ne ferai rien du tout… t’es jamais contente quoi que je fasse ! »

Même quand on a l’impression d’être clair, il est très fréquent que l’autre ne nous comprenne pas. Cela peut sembler injuste et difficile, seulement c’est un phénomène tout à fait naturel.

En effet, nous percevons le monde avec nos 5 sens et ensuite notre cerveau interprète cette « réalité » pour lui donner du sens. Ce sont donc nos expériences de vies qui nous permettent de mettre du sens sur les choses et les événements.

Aussi lorsque vous demandez à une personne de faire la vaisselle, voici plusieurs interprétations possibles :

Faire la vaisselle = laver la vaisselle qui est dans l’évier

Faire la vaisselle = rassembler toute la vaisselle sale, la laver et la laisser sécher

Faire la vaisselle = rassembler toute la vaisselle sale, la laver, la sécher et la ranger

Aucune de ces définitions n’est plus vraie ou fausse qu’une autre, c’est juste une question de la signification que chacun va mettre.

Alors, avant de faire des reproches à l’autre il est bon de clarifier que vous parlez bien de la même chose et de ce que cela implique. Sinon, sachez le préciser la prochaine fois ou acceptez que cela soit différent pour l’autre.

2. Je te donne des conseils et t’es pas content ?

« Tu sais avec ton fils tu devrais… », « avec les belles-mères il n’y a qu’une chose faire…. », « tu devrais te mettre à courir, comme moi, ça fait un bien fou… »…

Je suis sûre que vous avez des conseils à donner plein la besace et que vous en recevez plus que vous ne pouvez les suivre…. Je me trompe ?

Eh oui, nous nous sentons souvent désemparés face à une personne triste, ou en entendant des choses comme « je n’en peux plus de… », « avec XY c’est compliqué… ». Alors nous donnons des conseils… avec la meilleure intention du monde, et l’autre commence à s’énerver ! C’est injuste !

Oui et non…

Souvenez-vous quand c’est vous qui êtes la personne qui partagez une difficulté. Que c’est agaçant d’entendre l’autre projeter ses propres solutions sur notre problème. En plus, c’est assez rare que cela corresponde à ce dont vous avez besoin à ce moment-là. Non, en général, vous avez juste besoin d’une personne qui vous écoute, sans porter de jugement, qui est là pour vous, juste pour vous. N’est-ce pas ?

Alors quand vous êtes avec une personne qui partage avec vous quelque chose qui la questionne…. Ce n’est pas de votre réponse dont elle a besoin, c’est d’avoir une personne qui entende ce questionnement et qui lui permette de trouver la réponse par elle-même ou juste d’être entendue !

3. Mais je te dis ça pour ton bien…

« N’oublie pas ton écharpe », « arrête de manger du chocolat », « fait plus de sport »…

Le tutututututu qui tue les relations et qui nous prive de notre liberté d’être.

Bien sûr que nous voulons du bien aux personnes que l’on aime, alors pourquoi passer autant de temps à leur ce qu’il faudrait qu’il pense, qu’il fasse, qu’il ne fasse pas…. Pour leur bien ou pour le vôtre ?

L’origine de ce qui agace ici, est la manière dont nous pensons à la place de l’autre. Nous pouvons dire que c’est une question de formulation. Par exemple « n’oublie pas ton écharpe » > « j’ai vu qu’il allait faire froid aujourd’hui, je te demande de mettre ton écharpe » (à un enfant) ; « J’ai vu qu’il allait faire froid aujourd’hui, je te recommande de prendre ton écharpe » (à un adulte/ ados).

La différence de formulation dans l’exemple ci-dessus permet de sortir du « je t’impose » à « je te demande » ou « je te propose ». Cela présente l’avantage de laisser la liberté à l’autre de faire pour lui, tout en vous permettant de témoigner de ce qui vous habite.

Sous des formulations comme « fais ceci », « arrête… », se cache souvent une réflexion qui ressemble à « je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi, je te connais ».

Arrêtez de dire à l’autre ce qu’il doit faire en permanence, comment pouvez-vous savoir mieux que lui ce qui lui convient le mieux ?

Si une personne « n’en fait qu’à sa tête » et ne vous écoute pas, c’est probablement qu’elle choisit de faire pour elle-même sans se soumettre aux « ordres » que vous lui donner. C’est une belle compétence ! A vous d’entendre comment vous pourriez dire les choses de façon différente.

Proposer sans imposer et laisser à chacun sa liberté d’être.

4. Si tu pouvais entendre ce que je ne te dis pas …

Combien de disputes commencent par une attente implicite ? Combien de fois attendons-nous de l’autre des choses sans que nous ayons même eu besoin de les demander ?

Trop… j’ai envie de dire. Sans même nous en rendre compte nous sommes souvent plein d’attentes envers les autres… et quand cela ne se passe pas comme nous l’avions imaginé ou comme nous en avons besoin, et bien cela nous mets en colère et déclenche une dispute !

Cela demande un peu de remise en question personnelle, mais c’est tellement plus apaisant de reconnaitre que ce n’est pas l’autre qui « à tort », seulement nous qui avions une attente !

Dans la mesure du possible, apprenez à expliciter vos attentes et/ ou à reconnaitre avec humour que vous auriez souhaité que l’autre entende une demande non exprimée ;-)!

5. De toute façon je suis énervé, alors…

Et enfin, le plus grand déclencheur de dispute est votre état intérieur… lorsque vous êtes fatigué, stressé, irritable, en colère…. La moindre chose extérieure qui ne vous convient pas peut déclencher un conflit.

Gare à ceux qui se trouvent sur votre passage… un vêtement qui traîne, un comportement inadapté, le retard d’un collègue… un rien déclenche une dispute. La personne face à vous se défend et c’est bien normal, elle ne va pas se laisser faire par votre mauvaise humeur !

Dans ce genre de situation :

  • Soit vous prenez conscience de votre irritabilité et vous faites en sorte de ne pas le faire « payer » aux autres
  • Vous vous faites accuser à tort ? Ne réagissez pas ! Laisser l’autre se calmer.
  • Vous pouvez aussi vous positionner : « Je te sens irritable depuis que tu es rentré du travail et je refuse que tu reportes ta colère sur moi ! »

Prendre conscience de son état intérieur est le premier pas vers plus d’apaisement dans les relations. Cela permet notamment de ne pas mettre dans une relation une colère qui appartient à une autre.

Se disputer peut avoir du bon et permet souvent de dire des choses restées cachées depuis longtemps. A éviter cependant les petites disputes « de principe » où chacun s’accroche à son point de vue comme à une bouée. Si quelque chose d’important est en jeu pour vous, apprenez à mettre des mots dessus et sortez de l’élément déclencheur qui souvent ne correspond pas à ce qui gêne vraiment dans la relation. Parfois, prendre de la distance et se calmer chacun de son coté permet de mieux se retrouver ensuite pour discuter calmement.

Gaëlle Dupont

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Maman, Papa, s’il vous plaît…

jacques salomé

Prière secrète d’un enfant à sa mère et à son père

par Jacques Salomé

 

Maman, Papa,
je vous en supplie,
ne me laissez pas croire
que mes désirs sont tout-puissants.

Maman, Papa,
je vous en prie,
prenez le risque de me frustrer
et de me faire de la peine,
en refusant certaines de mes demandes.

Maman, Papa,
c’est important, pour moi,
que vous sachiez me dire non,
que vous ne me laissiez pas croire
que vous pouvez être tout pour moi,
que je peux être tout pour vous.

Maman, Papa,
surtout entendez mes désirs,
mais n’y répondez pas tout de suite.
En les satisfaisant trop vite…
Vous risquez de les assassiner.
Confirmez-moi que j’en ai,
qu’ils sont recevables ou irrecevables,
mais ne les prenez pas en charge
à ma place.

Maman, Papa,
s’il vous plaît,
ne revenez pas trop souvent sur un refus,
ne vous déjugez pas.
Pour que je puisse ainsi découvrir
mes limites et avoir des repères clairs.

Maman, Papa,
même si je réagis, si je pleure,
si je te dis à toi, Maman, “méchante et sans cœur…”, reste ferme et stable.
Cela me rassure et me construit.
Si je t’accuse toi, Papa, “de ne rien comprendre”, ne m’enferme pas dans mes réactions.

Maman, Papa,
par pitié, même si je tente de vous séduire, résistez.
Même si je vous inquiète, ne vous soumettez pas.
Même si je vous agresse parfois, ne me rejetez pas.
C’est comme cela que je pourrais grandir.

Maman, Papa,
vous dire aussi à chacun que
je ne suis que votre fils, votre fille.

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Changer oui, mais…

oser-changerN’avez vous jamais eu envie de changer quelque chose dans votre vie, mais… et ce « mais » qui vient se coller comme automatiquement derrière les choses que vous voulez mettre en place !

Ce « mais » qui justifie tout et n’importe quoi, ce « mais » derrière lequel il est si facile de rester caché. …

A quel moment décidez-vous de transgresser ce « mais » pour aller voir au-delà, pour oser vivre les nouvelles choses dont vous parlez tant ?
Qu’est-ce que vous permet cela ?

J’écris cet article car je constate que de nombreuses personnes désirent que la relation avec leur mari/partenaire, enfants, leurs parents, amis change. Que font-ils pour que cela se passe ? A chacun sa stratégie : attendre que l’autre change ou que la vie fasse que…, faire reproches sur reproches, confronter l’autre à ses difficultés (qui sont souvent les vôtres non?) en espérant un changement… Drôles de stratégies, non ?

Aujourd’hui cela me fait rire parce qu’il y a quelques années, j’ai tellement attendu que ce soit les autres qui modifient leurs attitudes, les autres qui comprennent quels étaient mes besoins… maintenant je sais que mon comportement d’attendre que l’extérieur que les choses changent était infantile et déresponsabilisé.

Alors comment faire ?

La première étape consiste à prendre conscience que c’est VOUS qui souhaitez que cela change. A partir de là, c’est bien à VOUS de faire ce qui est nécessaire pour que cela change, ou au minimum en donner l’impulsion, non ?
Soyez bien attentif néanmoins à ce que les changements que vous désirez dépendent de vous et qu’ils soient réalistes. 

« Je désire que mon fils ait son bac » : Ok, très beau désir.  Qu’est-ce qui dépend de vous ? Vous ne pourrez agir que sur cette partie là, non ?
« Je désire une relation plus vivante avec mon mari « : ça veut dire quoi pour vous concrètement, plus vivant ? Qu’est ce que vous pouvez faire pour cela ? Attendre que votre mari vous invite au théâtre ou, vous, organisé une soirée spectacle ?

Quelle est la stratégie que vous avez adoptée jusqu’à maintenant ? Si vous n’obtenez pas le résultat que vous souhaitez qu’est-ce qui fait que vous continuez ? 
Ce n’est pas en mettant un peu plus de la même chose que vous obtiendrez quelque chose de différent,  si ?

Alors, prenez la responsabilité de ce qui vous appartient et occupez-vous-en ! Comme ça vous arrêterez d’embêter l’autre en lui demandant des choses dont vous avez besoin et il aura probablement plus envie de vous les donner. Eh oui !

Observez comment vous réagissez quand une personne est très en demande par rapport à vous, avez-vous envie de donner ou au contraire de ne surtout pas faire ce qui est demandé ? 
Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimez pas que l’on vous fasse, loin de la morale, c’est  tout simplement parce qu’il y a peu de chances qu’il apprécie et donc que la situation s’améliore.

Soyez actif du changement et vous recueillerez avec d’autant plus de joie les bénéfices de vos efforts.

Gaëlle DUPONT

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Peux-tu simplement m’écouter ?

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octobre 21, 2015 · 10:00

Le but ultime d’une communication de qualité

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Apprendre à communiquer, se doter d’outils et de concepts pour améliorer ses relations au quotidien… oui mais y a-t-il une autre finalité ?

Au cours de mon cheminement, je me suis rendue compte à quel point le fait de changer ma façon d’être en relation avec les autres me permet de vivre de mieux en mieux les situations de la vie, tant quotidiennes qu’exceptionnelles. J’apprécie de pouvoir me « raccrocher » à des outils, à des clés, à des guides, dans les moments où je me sens encore démunie, voire impuissante, pour trouver mon chemin.

Cela fait des années que je mets en place les outils de la Méthode ESPERE dans mon quotidien. Comme pour toutes les choses que l’on apprend, au début, il est nécessaire d’être rigoureux, d’appliquer les concepts « à la lettre », de tester des choses, de voir ce qui « marche » ou pas, d’explorer ce qui me correspond ou pas, et petit à petit acquérir des habitudes, des réflexes relationnels qui permettent de fluidifier les relations au quotidien. J’en tire tous les jours un grand bénéfice et cela motive sans cesse mon désir de continuer à partager, à transmettre cette pédagogie de la relation pour que chacun ait les clés pour avancer.

Au-delà de cela, de ces énormes bénéfices que je viens d’évoquer, acquérir les outils de la communication relationnelle permet, à mon sens, d’atteindre un objectif bien supérieur. En acceptant de se remettre en question et de revoir les fondements mêmes de notre rapport aux autres, nous avons accès à quelque chose d’essentiel, quelque chose de plus grand, qui illumine et facilite, par essence, le chemin.

J’ai bien conscience que pour une majorité de personnes, c’est déjà un travail de base, de nettoyage, d’apprentissage qui sera nécessaire. Ce que je souhaite évoquer ici, c’est l’au-delà de l’apprentissage de la communication… ce à quoi vous accédez au fur et à mesure.

En effet, l’apprentissage de la communication relationnelle se conjugue souvent avec la découverte et l’acceptation de notre authenticité, de notre force et de notre vulnérabilité. Et par le fait même, de la découverte de ces mêmes dimensions chez l’autre. Ainsi, au-delà de mieux communiquer avec l’autre, il s’agit d’apprendre à offrir de soi et à recevoir de l’autre, sans jugement. Une communication est vivante lorsqu’elle met en lien les parts les plus authentiques, les plus vibrantes de chacune des personnes.

Exprimer avec honnêteté ce qui est vivant en moi à un instant donné et entendre, sans jugement, ni projection, la partie vivante que l’autre partage avec vous sont de véritables cadeaux ! Et cela commence par le « Bonjour ! ». La simple question « comment ça va ?» est une occasion de reconnaître en vous et en l’autre ce qui est vibrant.

Tout cela pour dire quoi ?

Je souhaitais écrire cet article, car pour moi l’apprentissage de la communication relationnelle n’est pas un but en soi. Le but est de pouvoir reconnaitre la vie, l’amour, l’énergie, la beauté, les ressources, les rêves… toutes les belles choses qui sont en chaque être, en vous-même et d’en prendre soin.

Bien sûr, la communication sert tous les jours pour toutes sortes de choses s’organiser, échanger, travailler… je découvre avec le temps à quel point une communication plus subtile s’installe en filigrane. Et il me semble que celle-ci est très liée à l’intention qui est derrière. En effet, je peux dire « bonjour » à une caissière de façon automatique en restant dans mes pensées, ou je peux prendre le temps (2 sec.) pour vraiment la regarder et être présent pour établir le lien. Un sourire, une remarque simple de reconnaissance de son travail, du type « je vous trouve courageuse de travailler dans le froid / si tard » « je vous remercie d’être aussi efficace », change souvent du tout au tout mon passage en caisse. Et c’est si simple !

Ce que je veux dire par là, est que la communication relationnelle propose des outils, cependant le but est au-delà des outils, il est dans la façon dont dépassez les concepts pour ÊTRE véritablement la personne que vous êtes, dans le vivant, l’authenticité, la vulnérabilité, la force… les outils ne sont que le moyen d’y arriver.

Pour illustrer cela, voici une citation de Marshall Rosenberg dans Les bases spirituelles de la Communication Nonviolente.

« J’ai modifié une parabole bouddhiste qui se réfère à cette question. Imaginez un lieu magnifique, intact, sacré. Imaginez que vous pourriez réellement faire l’expérience de ce qu’est Dieu si vous vous rendiez dans ce lieu. Mais disons qu’il y a une rivière entre vous et ce lieu ; que vous avez le souhait de vous rendre dans ce lieu, cependant, pour ce faire, il vous faut traverser la rivière. Alors vous trouvez un radeau et ce radeau est un outil bien commode pour vous permettre cette traversée. Une fois parvenu de l’autre côté, vous pouvez terminer votre trajet à pied pour parvenir à ce lieu magnifique. Mais la parabole bouddhiste s’achève en disant « Fou est celui qui poursuit son chemin jusqu’au lieu sacré en portant le radeau sur son dos ».

La communication non violente est un outil qui permet d’aller au-delà de mon conditionnement culturel jusqu’à ce lieu. Elle n’est pas le lieu en question. Si nous devenons dépendants du radeau, attachés au radeau, ça rend plus difficile le trajet jusqu’à cet endroit. »

Méthode ESPERE, Communication Non violente et autres pédagogies de la relation ont ce but en commun : la mécanique est utile pour permettre à une voiture de rouler, une fois que tout est bien réglé, on peut voyager et admirer le paysage sans avoir à mettre le nez dans le moteur.

Je vous souhaite un beau voyage !

Gaëlle

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Classé dans Mise en pratique

Faut-il tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler ?

J’imagine que votre enfance a aussi été ballottée par cette expression populaire « avant de parler, tourne ta langue 7 fois dans ta bouche ». Personnellement, j’ai toujours trouvé cette expression idiote et je ne voyais pas l’intérêt de tourner ma langue dans ma bouche, ce n’est vraiment pas pratique !

J’avais bien compris qu’en fait les adultes me recommandaient de « réfléchir avant de parler », mais réfléchir à quoi exactement… ce n’était pas très clair pour moi.

Aujourd’hui, je vois les choses autrement. Lorsque j’ai quelque chose en moi que je souhaite exprimer il me semble important de le passer par 2 filtres principaux pour faire en sorte que mon message passe le mieux possible.

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1. Quand je m’exprime qu’est-ce que c’est ?

Avant de vous exprimer, il peut être intéressant de vous demander (dans la relation à vous-même) ce que vous souhaitez VRAIMENT exprimer.

Prendre conscience de la nature de ce qui vous habite, vous permet de l’exprimer plus clairement et de façon adaptée.

Quand je m’exprime, qu’est-ce que c’est ?

  • Une proposition, une invitation
  • Une demande, une exigence, un refus
  • Un besoin, une attente
  • Un ressenti, une émotion
  • Un désir, un projet, un rêve
  • Une peur, crainte
  • Un point de vue, une croyance

Par exemple, lorsque je menace un enfant d’être privé de télé. Qu’est-ce que je cherche à dire ? Est-ce une demande ou une exigence qu’il range sa chambre ? Est-ce votre besoin de calme qui s’exprime ? Vous sentez-vous impuissant face à son comportement ?

Ou encore, lorsque votre patron vous demande de prendre un dossier et que vous allez le voir pour une revendication : avez-vous une demande à lui adresser ? Avez-vous peur de ne pas y arriver ? Avez-vous un point de vue différent du sien sur la manière de traiter le sujet ?

Il est fréquent de reprocher à l’autre quelque chose qui, en fait, nous appartient (peur, ressenti, demande…). En vous clarifiant ce qui se passe pour vous, il sera plus simple de se positionner face à l’autre et d’être entendu.

2. Est-ce que je l’exprime à la bonne personne, au bon moment ?

Une fois que vous avez clarifié ce que vous souhaitez partager dans la relation à l’autre, il est bon de vérifier que votre demande (par exemple) est exprimée à la bonne personne, au bon moment…

En effet, il arrive que nous partagions des choses de façon inadaptée.

Par exemple :

Parler de ses difficultés de couple avec ses jeunes enfants, n’est pas bon pour la relation que vous avez avec eux, même si sur le moment vous n’avez personne d’autre à qui parler. Il est préférable d’appeler un ami ou d’écrire ou de reporter cet échange quand une personne « adaptée » pourra le recevoir.

De même, faire une demande sur le fonctionnement de votre poste à un collègue qui n’a pas le pouvoir d’intervenir sur ce point est inutile.

Il est bon de se responsabiliser dans l’expression et de prendre en compte l’autre et la relation avant de communiquer votre message.  Quelques secondes d’écoute de vous suffisent en général pour faire ce petit scan.

Bonne écoute !

Gaëlle Dupont

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Classé dans Boîte à outils, Mise en pratique, Qualité relationnelle

Découverte de l’hypnose

affiche-autohypnose

Bonjour à chacun,

Cette année je vous propose une nouveauté ! En effet, pour améliorer ses relations il est souvent nécessaire de savoir faire la paix en soi, de savoir gérer son stress et ses émotions. Pour cela je vous propose des outils complémentaires lors de soirée d’apprentissage et d’expérimentation à l’autohypnose à Paris.

Pour vous inscrire, contactez-moi !

Gaëlle Dupont

Formatrice en communication relationnelle et praticienne en hypnose.

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septembre 12, 2015 · 6:51

Être l’auteur de sa vie

article-invite« Ose ta vie car toi seule la vivra ! » a écrit Jacques Salomé

 

Cette semaine, c’est un de mes articles qui est invité sur le blog d’Agnès Walter. Spécialiste du Feng Shui et du Ji King, son approche taoïste est souvent très proche de la mienne, je vous invite à la découvrir.  

Pour accéder directement à mon article « Être l’auteur de sa vie ».

A bientôt !

Gaëlle Dupont

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Classé dans Article invité